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Prêt(e) pour RGPD ?

Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD ou GDPR en anglais) est un sujet qui a été discuté depuis des mois, en particulier par les comissions qui réfléchissent sur l’utilisation des données personnelles de chaque individu aus sein de l’Union européenne. Beaucoup d’entreprises de toutes tailles n’évaluent pas encore l’impact de ce nouveau règlement sur leurs activités. Et à partir du 25 mai 2018, elles pourraient encourir un risque d’amendes importantes si elles ne se conforment pas.

Découvrez lors de notre prochain webinaire sur ce sujet, comment Mapp, en tant que fournisseur de solutions de digital marketing, peut vous aider à vous conformer au RGPD. Cette session permettra de mieux comprendre les enjeux de ce règlement, le rôle d’un fournisseur technologique comme Mapp Digital et les étapes à suivre pour être en conformité.

Inscrivez-vous afin de mieux comprendre :

Le webinaire, en anglais, sera animé par Tobias Guenther, Senior Legal Counsel chez Mapp Digital.

Quand: Mardi 12 décembre de 11h00 à 12h00

Si vous ne pouvez pas suivre ce webinaire en direct, inscrivez-vous et nous vous enverrons le lien qui vous permettra de le suivre en différé.

” Mobile first ” absolument, mais pas ” mobile only ” !

Le mobile est tellement devenu une partie intégrante de nos vies, personnelles ou professionnelles, que sa simple évocation suffit à résumer l’innovation technologique du 21ème siècle. Et je me doute bien que le titre de mon billet va faire réagir. Pourtant, il me semble important de faire cette mise au point concernant le marketing mobile. Pour dépasser les apparences et remettre la réalité du terrain au centre du débat. Car pour développer une véritable stratégie m-commerce, il ne suffit pas de sauter sur sa chaise en criant « mobile first ! »

Le mobile est devenu notre compagnon fidèle, à qui nous confions nos selfies, nos intimités, et nos mots de passe, Quand nous les oublions derrière nous, le FOMO nous guette et la panique nous envahit.

Ces petits objets électroniques ont beau être affublés de toutes les suspicions : narcissisme, conduites antisociales, troubles de l’attention, et même peut-être radiations nocives, rien ne peut venir à bout de cet attachement compulsif du consommateur à son mobile.

Le mobile first, le mobile only, et l’inflation verbale

Pour le marketeur face à son auditoire, le Storytelling est tout tracé : le futur du marketing (ou plutôt son présent de l’indicatif), c’est le mobile. Oubliez donc les ordinateurs portables, qui ne sont que vieilleries dignes du musée. Vous n’imaginez tout de même pas sortir votre ordinateur dans le métro n’est-ce pas ? ! Hors de question : le marketing sera mobile first ou ne sera pas.

Il y a quatre ans, j’assistais à une conférence donnée par un CDO français bien connu qui expliquait sa stratégie devant un auditoire de marketeurs. Ce directeur digital plein d’aplomb avait intitulé sa présentation, du mobile first au mobile only. Sur une cadence martiale il avait ainsi expliqué que le marketing mobile allait tout balayer sur son passage. Plus la peine de garder votre site Web, d’ailleurs Instagram ou Snapchat n’en ont pas. Cela ne servirait plus à rien.


D’ailleurs, les statistiques sont sans appel. L’accueil du mobile par les utilisateurs est fugurant (voir les chiffres Comscore ci-dessus). En regardant de telles courbes, il est facile de faire 3 prédictions, souvent entendues dans les conférences :

Mobile only : des prédictions non réalisées

Sauf que 5 ans plus tard, 10 ans après l’iPhone et 23 ans après l’invention du smartphone par Nokia (n’en vous déplaise, c’est pourtant bien eux qui ont créé la catégorie), et malgré ma propre attente personnelle d’une page qui tarde à se tourner, le marketing mobile n’a pas tout remplacé et le bon vieil ordinateur personnel fait encore de la résistancePlus intéressant encore, les statistiques de projection du m-commerce ne semblent pas indiquer que 2020 sera l’année de la bascule.


Le Marketing mobile est bien plus complexe qu’il y paraît. Chaque tentative de la part des professionnels pour capter l’attention des internautes est un véritable combat, qui leur impose de se battre avec de nouvelles armes, pas toujours maîtrisées par les entreprises, surtout de taille moyenne. En somme, il ne suffit pas d’être au courant des enjeux du marketing mobile pour réussir une stratégie mobile first.

– Il faut aussi surtout capter l’attention de l’utilisateur qui n’a qu’un espace limité pour vos applications (que dire si vous en avez plusieurs ?) : 39 applications en moyenne par utilisateur selon le 2ème baromètre de l’EBG et à peine 15 sur les écrans d’accueil des internautes. Cela ne vous laisse pas beaucoup de place.

– Ensuite, il faudra convaincre ces utilisateurs qui avant tout se fient à leur pairs et placent le bouche-à-oreille, mais aussi les évaluations et les commentaires des internautes, au sommet des raisons qui les poussent à télécharger ces applis.

– Une fois prise la décision de télécharger cette appli, 80 % des utilisateurs se dirigent sur les apps stores qui sont pris d’assaut par les éditeurs californiens, qui souvent les ont créés, et sont au hit parade des applications les plus utilisées.

– Et si vous avez passé toutes ces barrières, il vous faudra encore être capable de durer, car 60 % des utilisateurs « nettoient régulièrement leurs applications mobiles ».

– Dernier point et non des moindres, les oiseaux de mauvais augure qui prétendent que les applications sont finies, même si les utilisateurs déclarent l’inverse dans l’étude de l’EBG (à 90 %). Ce que l’utilisateur, et le marketeur trop pressé, ne voient pas, c’est le coût caché induit par la modification d’une myriade de versions (jusqu’à une dizaine) de ces applications pour se conformer aux différentes versions d’Android et leurs variantes propriétaires. Tout cela pour un usage somme tout assez restreint, si l’on en croit l’expert Michael Flautre, interviewé à ROOMN 2017, l’essentiel de l’usage se fait sur iOS, pourtant minoritaire en nombre.

Tous ces facteurs font qu’il faut se méfier des erreurs d’interprétation et se replonger dans la réalité des choses.

Du mobile first au muticanal : retour vers le futur

Pour les ETI et les PME, qui sont notre clientèle privilégiée, les coûts induits par la gestion différenciée de ces applications n’est pas une option viable, notamment en termes de ressources ni de compétences disponibles.

Une ETI désireuse de réussir sa stratégie mobile first se verrait ainsi contrainte de faire l’impasse sur un nombre important de canaux de son marketing digital, pourtant encore fondamentaux aujourd’hui. Le risque serait bien trop gros, à lâcher les canaux qu’on ne peut plus gérer, pour se précipiter sur ce futur eldorado du téléphone mobile dont beaucoup imaginent les pépites, mais si peu sont capables de les toucher.

Dans ce contexte, le choix d’une plate-forme multicanal gestion campagne digital me semble une option incontournable. À 1000 lieues du discours entendu sur le mobile first.

Une telle plateforme moderne de marketing multicanal doit selon moi :

A une approche mobile first, potentiellement dommageable pour l’entreprise moyenne et la qualité de son marketing numérique, j’oppose une approche tournée vers l’expérience utilisateur et s’appuyant sur un environnement holitsique comprenant une plateforme de données qui inclut l’ensemble des briques du CRM, du Martech et de l’activation ad Tech.

Comme avec la DMP que j’évoquais récemment dans un autre billet, les antiennes des technologues ne sont pas toujours à la hauteur des attentes de leurs clients. Apprenez à déjouer les pièges de ces discours marketing hâtifs et bâtissez sur des bases solides. C’est à ce prix que vous réussirez à développer une stratégie viable pour le m-commerce.

Mapp a obtenu la certification ISO 27018 pour la confidentialité des données dans le cloud

Mapp a récemment renouvelé sa certification ISO 27001 et obtenu la certification ISO 27018 pour la confidentialité des données dans le cloud.

Ces deux certifications ont été réalisées par un cabinet d’audit indépendant.

L’obtention de la certification ISO 27018 en plus de la certification ISO 27001 déjà existante pour la gestion de la sécurité de l’information souligne l’engagement de Mapp en matière de protection des données à caractère personnel de ses clients. Cela démontre également notre capacité à surveiller, mesurer et améliorer les processus de sécurité et de confidentialité des informations et nous distingue de nos concurrents directs. La sécurité et la confidentialité sont une priorité absolue pour Mapp et font partie intégrante de nos offres de services cloud.

Ce ne sont pas que des mots, nous pouvons le prouver !

Qu’est-ce que la norme ISO 27001 ?

ISO 27001 est la norme internationale pour la gestion de la sécurité de l’information et définit les exigences relatives à l’introduction, au fonctionnement, à la surveillance et à l’amélioration continue d’un système de gestion de la sécurité de l’information (SMSI) efficace. Il veille systématiquement à ce qu’une organisation mette en œuvre et maintienne des mesures de sécurité techniques et organisationnelles adéquates, conformes aux besoins de pointe, aux besoins spécifiques du secteur, aux risques ainsi qu’aux obligations juridiques et contractuelles. La portée de l’ISO 27001 ne se limite pas aux données personnelles et aux offres cloud d’une entreprise.

Qu’est-ce que la norme ISO 27018 ?

La norme ISO 27018 de l’Organisation internationale de normalisation couvre spécifiquement les protections de la vie privée pour le traitement des informations personnelles par les fournisseurs de services cloud. Il se concentre sur la protection des données personnelles dans un environnement cloud et étend donc le cadre de contrôle ISO 27001 existant aux exigences spécifiques en matière de confidentialité. Ce cadre de contrôle est très bien aligné sur la législation en matière de protection des données, telle que le RGPD, et constitue donc un excellent outil pour mettre en œuvre et démontrer la conformité aux exigences juridiques et aux exigences contractuelles dérivées.

Pourquoi est-ce important ?

En tant que fournisseur de technologie marketing, nous nous devons d’être un partenaire tiers de confiance. Il est donc fondamental pour nous d’obtenir une certification indépendante.

La conformité à la norme ISO 27018 signifie que Mapp Digital a effectivement mis en place des contrôles appropriés pour traiter les données personnelles de ses clients. La certification aide nos clients existants et potentiels à satisfaire leurs propres obligations juridiques en assurant les capacités de protection des données des fournisseurs de services tiers qu’ils utilisent (par exemple, Art 28 sec. 1 RGPD), en vérifiant l’étendue et la validité des certificats. Étant donné que la certification ISO 27018 nécessite une vérification annuelle par une tierce partie, la rigueur de ce processus et le certificat obtenu devraient donner aux clients davantage de confiance en Mapp.


Détails de la certification

Le champ d’application des certifications ISO 27001 et ISO 27018 concerne la solution Mapp Engage hébergée dans l’Union Européenne et la Russie. En termes de traitement et de protection des données personnelles, Mapp Engage est un élément majeur de la suite Mapp Cloud. Toutes les équipes Mapp respectent les mêmes politiques et normes en matière de sécurité et de confidentialité des informations. Notre DPO (Data Protection Officer) en charge de la sécurité globale veille à ce que toute l’entreprise et l’ensemble de ses employés restent conformes à ces normes.

#MappsolutelyProtected

Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) déjà entériné !

Le nouveau règlement pour la protection des données, objet de toutes les discussions, a été entériné officiellement le 24 mai 2016. La période actuelle étant transitoire, ce règlement ne sera cependant applicable qu’à partir du 24 mai 2018, ce qui laisse un peu de temps pour s’adapter.

Les conditions principales ont donc déjà été fixées, pour que personne ne soit pris au dépourvu en mai prochain. Chaque entreprise est consciente que tout doit être mis en œuvre pour être prêt à assurer la protection des données, en conformité avec le nouveau règlement. Il est crucial que chaque société soit bien au fait du type de traitement des données mis en place dans sa propre organisation. Les entreprises devront vérifier, par exemple, si le traitement des données est effectué à la demande d’un tiers. Cela concerne aussi le lieu de stockage des données concernant les employés, ou encore l’implication des prestataires de service, et enfin, le lieu où la donnée est finalement exportée.

Nouvelles exigences sur la protection des données

A y regarder de plus près, un grand nombre d’annonceurs se rendent compte qu’ils traitent non seulement des données en propre mais, de plus en plus, que celles-ci sont mélangées à des données tierces. Cela peut être le fait de l’utilisation d’un logiciel particulier, ou dans le contexte d’un projet complexe, impliquant des fournisseurs de données. Les exigences sur la protection des données évoluent en effet avec l’émergence des nouvelles technologies et les demandes des métiers. Auparavant, les bases de données CRM ne contenaient que des données personnelles, mais aujourd’hui, les Big Data rendent possible la fusion et le stockage de données personnelles et externes.

Les entreprises ont compris l’intérêt, rendu possible par les nouvelles technologies, d’une amélioration de l’analyse du comportement du client au travers du datamining et du profilage. Cela n’est pas sans engendrer des complications, du fait des avancées technologiques et de l’empilage des interconnexions avec des plateformes tierces. Bien que le RGPD n’ait pas, scricto sensu, réécrit la loi sur la protection des données, de nouvelles obligations juridiques y sont définies. Il ne s’agira plus seulement de faire savoir où, quand et quel type de données sont traitées, mais aussi de tenir un registre des activités de traitement (article 30 du règlement). Après l’analyse de données, la loi s’intéresse ainsi au contrôle, puis à l’évaluation du traitement de ces données.

Voici 3 des 6 conseils de la CNIL pour se préparer pour le RGPD, à retrouver à cette adresse : https://www.cnil.fr/fr/principes-cles/reglement-europeen-se-preparer-en-6-etapes

En quoi cela va-t-il consister exactement ?

Après l’audit du flux des données, les entreprises qui font du traitement de données devront le plus souvent nommer un délégué à la protection des données (article 37 et suivants du règlement), évaluer en continu leur impact sur la protection des données et / ou mettre en place une analyse d’impact relative à la protection des données (article 35 du RGPD) pour tout type de traitement des données.

Elles devront aussi s’assurer que les contrats avec les sous-traitants, les notifications en ligne sur la protection des données et les autorisations sont bien en conformité avec la nouvelle réglementation. En conséquence, vérifier que tous les processus internes sont convenablement consignés et analysés ne sera pas suffisant. Il faudra aussi s’assurer que le site de l’entreprise ou le suivi (tracking) comportemental des visiteurs soient bien en conformité avec la réglementation en vigueur du RGPD. Tout manquement non rectifié avant mai 2018 pourrait coûter cher.

L’une des nouveautés les plus importantes, et qui suscite bien des réactions, est la clause concernant les amendes. Alors que jusqu’à présent, les amendes, en Europe et en France en particulier, étaient plutôt rares et d’un montant peu élevé, les articles 83 et 84 ont introduit une toute nouvelle dimension dans le monde de la protection des données. On parle ici de 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires mondial annuel, un chiffre de grande ampleur qui devrait vraiment démontrer que la protection des données n’est pas un vain mot.

Des évolutions dans les demandes d’indemnisation

Jusqu’ici, le propriétaire des données était l’unique responsable vis-à-vis de la partie concernée. Désormais, les exigences vont monter d’un cran, car chaque personne lésée pourrait réclamer une indemnisation pour des dommages matériels et depuis peu, également pour des dommages moraux (article 82). De plus, le sous-traitant partage la responsabilité avec le propriétaire des données pour l’intégralité du dommage. Cela peut entraîner des demandes de dommages et intérêts significatifs aux sous-traitants au cas où ceux-ci ne seraient pas couverts par un contrat protecteur.

Le GPDR n’introduit pas d’innovations fondamentales concernant le lieu du traitement des données. Jusqu’à maintenant, seuls les traitements de données effectués au sein de l’Union Européenne (UE) ou de pays tiers identifiés comme sûrs (qui, selon la commission ont démontré un niveau de protection des données équivalent à celui de l’UE) étaient considérés comme solides. Aujourd’hui, lorsque l’on exporte des données vers d’autres pays, le traitement doit déjà être couvert contractuellement. Pour le moment, cela concerne des clauses contractuelles standard pour la transmission des données personnelles à des sous-traitants dans des pays tiers, ou encore les dispositions relatives au Privacy Shield. En conséquence, rien de nouveau par rapport à ce que la loi rend déjà obligatoire en ce domaine.

D’une manière générale, les entreprises qui ont déjà adapté leur organisation et qui se sont mis en conformité avec les lois actuelles de protection des données devraient être capables d’adapter facilement leurs processus et leurs contrats pour se mettre en conformité avec le nouveau règlement. Après s’être renseignée sur la loi de protection des données, si une entreprise devait découvrir qu’elle n’était pas au fait de la loi, ni assez préparée, alors il lui resterait peu de temps pour se mettre à niveau. La protection des données et la mise en œuvre du règlement devrait devenir la priorité de toutes les entreprises, avant que cela ne se retourne contre elles en mai 2018.

La fin de la publicité (telle qu’on la connaissait) avec Thomas Husson

Nous parlons aujourd’hui du dernier rapport de Forrester par Johnston et Mc Quivey, sur le sujet de la publicité. Comment peut-on décrire ce qui se  passe aujourd’hui dans le monde de la publicité digitale ?

Il y a aujourd’hui un manque assez net de transparence et de visibilité pour les annonceurs sur le fonctionnement du monde publicitaire. Comme nous l’avons mentionné dans le rapport, rien que sur le marché américain, sur les publicités en « display », il y a eu une perte de 7,4 milliards de dollars

On commence à voir aujourd’hui de grands annonceurs, notamment le directeur marketing de Procter & Gamble, qui disent qu’il est temps maintenant d’agir, de passer à autre chose. En outre, on observe un certain ras-le-bol des utilisateurs, car il y a trop de publicité, d’où le phénomène d’ad-blocking. Enfin,  on commence aussi à sentir du côté des annonceurs, que ça grogne de plus en plus.

Il y a donc un paradoxe : les dépenses publicitaires montent, mais l’efficacité baisse

Les dépenses publicitaires continuent à augmenter en effet, car les consommateurs passent beaucoup de temps sur Internet, sur leurs mobiles, et il y a donc un effet de rattrapage par rapport à d’autres types de publicités traditionnelles. En ligne, la situation n’est pas uniforme, certaines mécaniques fonctionnent bien et d’autres plus mal. Mais au-delà de ça, l’idée n’est pas de forcément réinventer de nouveaux formats  mais de faire le constat que le rôle de la publicité a évolué. Les consommateurs ont accès plus facilement à l’information, la publicité joue donc moins son rôle d’information produits, il y a d’autres moyens pour entrer en contact avec les consommateurs.

Ce rapport ne dit pas que c’est la fin de la publicité, mais la fin de la publicité telle qu’on l’a connue ces dernières années. De nouveaux modèles vont être inventés, et il vaut mieux sans doute, pour une marque, diminuer de 10 % son budget sur des bannières, et le reverser sur la numérisation de sa relation client, par exemple, sur de l’émotionnel, sur de l’expérientiel, parce que, en fin de compte, c’est ce que les consommateurs demandent aujourd’hui.

Sur du contenu peut être aussi, sur de l’inbound marketing ?

Tout à fait, sur du contenu, sur du « branded content », sur une approche plus expérientielle, plus servicielle. Du fait de la dominance du digital, et du mobile, les consommateurs ont des attentes fortes. Ils veulent qu’on réponde quasiment en temps réel, en fonction du contexte, en fonction de leurs besoins, et ça passe beaucoup plus par du serviciel, du contenu, et au final l’expérience client : en un mot, moins de promesses et un peu plus de preuves.

Pourtant, aux débuts de l’Internet, Seth Godin a sorti en 1999, son ouvrage « Permission marketing ». Les  marketeurs ne sont-ils pas passés à côté de quelque chose pendant une vingtaine d’années ?

Je pense que c’est un écosystème qui s’est créé progressivement. C’est encore assez récent,  nous sommes dans un phénomène de bascule. Google et Facebook dominent le marché de la publicité aujourd’hui dans le monde, en particulier sur le mobile, le marché est extrêmement concentré. Mais ils ont su créer des interruptions publicitaires moins gênantes, ou qui l’étaient moins jusque-là. Le search rend service aussi.

Mais sur certains types de formats, il suffit d’ouvrir une application mobile par exemple, et la première chose qu’on fait est d’attendre que la publicité se charge pour avoir le contenu qu’on recherche.

Donc passer à autre chose, je ne sais pas …

Ceci étant, cela  prend du temps de numériser une relation client. Certaines marques le font très bien, comme Nike ou Amazon. Des GAFAM, Amazon est probablement le plus disruptif car contrairement à Google ou à Apple ils ont réussi à numériser leur relation client. Ils font vraiment du serviciel, de la recommandation produit, de la livraison en 1h. C’est, parmi les géants d’Internet, celui qui commence également à développer une alternative à Google ou Facebook qu’il faudra, à mon avis, prendre très au sérieux.

Les principales plates-formes comme Google ou Facebook vivent essentiellement de la publicité, à plus de 90 % pour Google. Leur modèle est-il cassé ? Va-t-on les voir perdre un peu de leur influence ?

On n’en est pas encore là, car ils restent encore en forte croissance, mais il est vrai qu’ils vont probablement pivoter vers un modèle économique un peu différent. On peut imaginer qu’ils adoptent davantage une logique d’intermédiation.

La raison d’être de Google aujourd’hui est d’être un intermédiaire entre la marque et le consommateur. Aujourd’hui 20 % des requêtes sur Android se font sur du vocal, donc si on passe à 50 % demain ce ne sera pas forcément sur une logique publicitaire.

On peut imaginer une intégration avec des moyens de paiement, avec d’autres formes de monétisation de la donnée. Tout ça se construit, nous sommes sur des ruptures technologiques qui font que les usages sont là avant l’arrivée du cadre réglementaire, et même parfois avant qu’on ait trouvé le modèle économique.

Tout cela met un peu de temps à se construire, mais il est sûr que ces ruptures technologiques et les nouvelles technologies qui arrivent, notamment avec ce qu’on appelle l’intelligence artificielle,  vont changer la donne dans les années à venir et permettre certainement d’inventer de nouveaux modèles économiques. Cela permettra également à de nouveaux entrants d’arriver sur ce marché qui paraît si verrouillé aujourd’hui.

La DMP n’est pas un gros mot pour les PME !

Deuxième de nos interviews de Biarritz, celle réalisée avec Aurélien Caquel de MonEden.fr, client de Mapp, et qui est venu partager son expérience avec nous. Nous avions déjà évoqué son cas dans un article précédent, où nous vous expliquions le fonctionnement d’une DMP dans un cas concret.

Aurélien, avant de parler de votre expérience de la DMP, qu’est MonEden.fr ?

MonEden.fr est une jardinerie pure player, 100 % en ligne, créée en 2011. Nous sommes un site e-commerce qui permet de vendre tous les produits du jardin, que ce soient des plantes, du végétal, mais également des produits manufacturés, des salons de jardin, des barbecues.

Pourquoi avez-vous lancé un projet de DMP ?

Fin 2016 nous avons échangé avec l’équipe de Mapp sur cet outil de DMP. Pour moi la DMP c’est un peu le Graal : on collecte les informations des clients, de la data, on comprend les comportements clients. Mais en tant que petite entreprise et petite structure, on peut avoir tendance à se dire que ça n’est pas pour nous, et finalement on passe à côté de quelque chose.

Mapp a réussi à nous rendre la DMP accessible. Nous avons travaillé en fin d’année dernière sur une étude, pour savoir comment tirer profit rapidement d’une DMP, et trouver des use cases qui puissent tout de suite apporter un retour sur investissement intéressant.

C’est original, vous êtes partis de l’outil et vous avez trouvé un usage ?

Quand on parle de datas on peut avoir beaucoup de fantasmes. C’est un outil qui est intellectuellement très intéressant. Maintenant, comment le rentabiliser, comment faire quelque chose avec immédiatement ? Il faut se poser les bonnes questions et partir de nos besoins immédiats, puis voir ce que l’outil lui-même peut résoudre et peut apporter comme solutions complémentaires à ce qu’on fait aujourd’hui.

Quels étaient vos besoins et en quoi la DMP y a-t-elle répondu ?

Sur notre site, nous avons beaucoup de produits différents et nous pensions qu’il y avait forcément des comportements différents. Nous avions besoin de comprendre les chemins de conversion. Quelqu’un qui va acheter des fleurs et quelqu’un qui va acheter un barbecue n’aura pas le même comportement d’achat. Nous avions besoin d’agréger ces datas pour ensuite avoir une utilisation et un réengagement marketing qui soient intéressants.

Le premier use case que nous avons utilisé était simplement de “retargeter” des clients. On sait très bien qu’un client qui va visiter notre site aura besoin de réfléchir, un achat ne se fait pas comme ça, surtout en ce qui concerne un achat du jardin, on a besoin d’en parler à la maison avec sa famille.

Cela nous permettait de tirer profit du 1er comportement qui avait lieu sur notre site, de retargeter nos clients par plusieurs moyens, en display, mais également sur des campagnes de search.


Ce qui est intéressant dans votre cas d’école, c’est qu’en plus vous avez aussi une maîtrise de la pression publicitaire

Nous sommes partis du principe que la DMP pouvant comprendre les comportements et l’audience, on pouvait très bien cibler des clients ayant un vrai besoin, que l’on peut juger immédiat, et ainsi avancer des contenus ou des promotions ciblés qui permettent de ne pas « embêter » tout le monde, mais d’aller chercher uniquement la personne intéressante.

Typiquement, si on lance une promotion parce qu’on a un produit que l’on veut déstocker, ou à l’approche des soldes par exemple, il est intéressant de retargeter des personnes qui sont déjà venues, en leur disant que le produit est maintenant en solde. La DMP permet des approches très ciblées de ce type.

Vous faites attention à ne pas solliciter les gens de façon trop insistante ?

Exactement. On a beau être marketeur, on est aussi utilisateur de sites Internet, et on sait à quel point ça peut être fatiguant d’être toujours relancé. C’est pour cela que nous essayons d’avoir un suivi précis sur les comportements d’achat. Une personne qui a mis un produit dans son panier et qui n’a pas finalisé sa commande a une intention d’achat, en tout cas, elle en a envie ou besoin et a peut-être juste besoin de réfléchir ou d’avoir des arguments qui feront que nous serons le site Internet qu’elle choisira en final.

MonEden.fr est encore peu connu, et ce n’est pas évident pour un visiteur de faire confiance immédiatement au site.

MonEden.fr nous démontre que les PME peuvent aussi bénéficier de la DMP
Une chose qui énerve particulièrement un client, c’est de se voir reproposer un produit qu’il vient d’acheter

La DMP nous permet de contrer ce genre de choses car il suffit simplement d’exclure les personnes qui ont validé la commande et qui ne font pas partie de cette cible d’audience que l’on va retargeter. Ce sont des choses très simples à faire, et que l’on gère très bien avec l’équipe de média training de Mapp.

Finalement, serait-il vrai de dire que pour que la publicité soit plus efficace, il faut qu’elle soit moins présente ?

Finalement oui, car quand on parle de DMP et d’outils de ce type, on a une bien meilleure compréhension de ce qui se passe sur le site et des comportements et segments de clients et de visiteurs. Ça nous permet, plutôt que de proposer une publicité à la terre entière, d’aller cibler uniquement les comportements qui nous intéressent à un instant T, et pas forcément avec une grande répétition.

Nous sommes très sensibles à la météo, nous savons très bien que ce n’est pas la peine de faire la promotion d’un barbecue si cela fait 6 mois qu’on est sous la pluie.

On a vu la genèse du projet, parlons maintenant ROI. Depuis combien de temps le projet fonctionne-t-il et quels sont les premiers retours ?

Nous recherchions un ROI mesurable et rapide. Les premiers uses cases ont démarré début janvier, et nous avons tout de suite fait des campagnes d’affichage display de retargetting très ciblées, afin d’aller chercher les personnes très appétantes pour un produit

Le ROI est très bon puisque sur certaines campagnes nous avons multiplié par 5 ou 10 notre investissement de départ.

Le 2ème investissement, et le deuxième use case qui m’a plu particulièrement, a été de connecter cette data et cette DMP à nos outils de search et de recherche, notamment Google qui est prédominant sur le marché. Nous avons recherché des comportements de visiteur ayant déjà fait une recherche chez nous, en ayant fait une deuxième, puis qui nous ont oublié parce qu’ils ne connaissent pas mon Éden. Nous sommes capables de dire qu’on les a déjà vus, qu’on les connaît. S’ils effectuent une deuxième recherche, nous allons pouvoir leur apporter un argument qu’ils n’ont pas trouvé ou pas su voir la première fois. On adapte les contenus et on adapte notre système d’enchères, ce qui nous permet d’avoir un ROI très intéressant. Par euros investis sur AdWords, dès les premières semaines, nous avons eu entre 40 et 50 % d’augmentation du ROI lui-même.

Ensuite, il faut cibler l’audience, on ne peut pas tout faire avec la DMP. En tous cas, pour les actions ciblées nous sommes plutôt contents du résultat. L’accompagnement de Mapp a été déterminant, car il faut savoir aussi utiliser cet outil, en connaître les possibilités.

Quelles sont les étapes suivantes ?

Aujourd’hui nous avons ciblé sur certaines catégories de produits, sur lesquels nous avions envie d’avancer très vite. Il va falloir qu’on continue d’étudier les comportements clients et l’attrait de nos produits sur d’autres gammes. Surtout que dans les mois et les années à venir, nous allons développer de nouvelles gammes puisque le jardin est très vaste.

Maintenant que nous connaissons bien les comportements types des personnes qui achètent chez nous, cela va nous aider pour prospecter. Finalement une femme ou un homme qui habite à tel endroit a tendance à acheter tel ou tel produit, donc rien ne nous empêche maintenant de prendre les devants et d’aller à la rencontre des personnes, avec les bons arguments immédiats puisque nous aurons su utiliser cette connaissance-là.

Si vous aviez un conseil à donner à l’un de vos homologues qui souhaite mettre en place une DMP

Le premier conseil est ne pas avoir peur. Le mot DMP est presque un gros mot pour les petites entreprises. Mais il faut tout de suite se lancer, et il faut être très clair avec le partenaire, comme nous l’avons été avec Mapp, sur quels sont nos objectifs, les uses cases à faire, et le ROI recherché.

C’est un échange, il faut bien se comprendre pour pouvoir ensuite bien travailler ensemble.

La Data Management Platform expliquée par l’exemple

Dans un premier article, je vous expliquais le fonctionnement d’une Data Management Platform, de sa raison d’être aux composants qui la constituent (API, framework, etc.). Une fois l’objectif et le fonctionnement d’une DMP expliqués, nous avons écrit un livre blanc sur la mise en place d’une DMP au sein d’une entreprise, avec notamment 4 étapes essentielles pour faire de l’acquisition d’une DMP un succès. Nous continuons notre série avec un cas client, qui nous offre un aperçu concret de l’utilisation d’une DMP, et les retours que l’on peut attendre après une année d’utilisation.

Comment ajuster son investissement selon le segment?

Mon Eden est un e-commerçant du domaine de la jardinerie, dont l’activité s’étend de la vente de plantes au matériel de jardinage, en passant par le mobilier d’extérieur et l’animalerie. Pour aborder ce sujet, je vais vous expliquer (d’une façon que j’espère la plus simple possible) la façon dont on répartit son budget publicitaire en ligne selon les segments que l’on créé :

Cette notion de segment est importante : pour une vente d’arbre fruitier, il sera par exemple plus intéressant de cibler un client qui consulte régulièrement des offres de ce type sur le site qu’un autre utilisateur ayant visité le site quelques secondes seulement.

Cependant, au commencement notre campagne, il n’y a pas encore de segments. Pour démarrer, il convient donc de dépenser ses 10 euros répartis de façon égale entre les différents segments (A, B, C et D).

Cette méthode n’est bien évidemment pas optimisée car elle traite tous les segments de la même façon. Maintenant, imaginons qu’une DMP permet d’identifier des segments : par exemple, le segment B et C sont appétants pour des plantes d’extérieur. On va donc davantage investir dans les segments B et C.

Imaginons plus précisément que le segment B a acheté des plantes de haie la veille. Le segment C n’a toujours pas acheté, mais est toujours appétent sur les plantes extérieures. Pour optimiser l’investissement, on va alors cesser de dépenser sur le segment B, qui a déjà converti son intérêt en achat. Cela va permettre de réallouer son budget sur les autres segments.

Deux pistes d’optimisation apportées par la Data Management Platform

Comprendre ce raisonnement, c’est comprendre la logique même d’une DMP. On retrouve ici deux axes principaux d’optimisation :

Cas Mon Eden : de la théorie à la pratique

Dans le cas de Mon Eden, le pure player de la jardinerie a installé sa Data Management Platform il y a un an. Pour commencer, elle axé sa stratégie DMP sur les deux axes précédents (augmenter les conversions et optimiser les dépenses).

Son premier cas d’usage était d’augmenter sa connaissance client pour optimiser sa stratégie marketing :

Sur la base de ces données, Mon Eden a mis en place les actions suivantes : le Search avec AdWord, le shopping via Google, et le display. Cette stratégie a conduit à une optimisation du ROI de l’ordre de 30%.

Le deuxième cas d’usage de Mon Eden était l’exclusion de certains clients de la campagne, dans l’objectif d’optimiser les investissements. Mon Eden a fait le choix d’exclure les acheteurs pendant les 15 jours suivant l’achat pour réduire la pression commerciale, en attendant un prochain réachat. Cela a eu une nouvelle fois un impact bénéfique sur le résultat, qui a augmenté de 20%.

Bilan : l’avantage concurrentiel de la Data Management Platform

Cet exemple illustre donc l’apport d’une DMP pour une entreprise : elle lui permet d’avancer dans le milieu très concurrentiel de l’internet, avec l’avantage décisif de connaître ses clients, répartir son investissement en publicité et gérer efficacement et avec pertinence la pression commerciale. À l’image du premier exemple de répartition de budget, investir sans DMP revient à dépenser à l’aveugle, sans tenir compte des indices et des actions que les clients laissent durant leur parcours sur le site Web de l’entreprise.

Données au-delà des frontières Européennes … On en parle ?

Votre entreprise est domiciliée en dehors de l’Union Européenne (U.E.) et vous pensez ne pas être concerné par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Pas aussi simple. Dans ce billet de blog, nous examinons rapidement ce que vous devez savoir sachant que le réglement est entré en vigueur le 25 mai 2018 .

Le RGPD doit être pris en compte très sérieusement par toute entreprise dans ou hors U.E. Le bâton ou la carotte ? La bâton avec les amendes potentielles très fortes pour les entreprises qui ne signalent pas une violation de données ou une brèche dans leur dispositif. La carotte car le réglement est une véritable opportunité d’amélioration du dialogue et des relations avec vos visiteurs, clients et consommateurs.

Pour toutes les sociétés domiciliées hors de l’Union Européenne, mais qui ont des activités commerciales au sein de l’U.E., l’élément important à garder en tête est l’augmentation de la portée territoriale. Ces trois mots signifient essentiellement une chose : Le RGPD s’applique à toute entreprise indépendamment de sa situation géographique, si elle a au moins un client basé dans l’UE.

Pour toutes les entreprises, du Pérou au Pakistan, RGPD aura donc un impact significatif sur la façon dont elles obtiennent le consentement pour la collecte, l’utilisation et la divulgation des données personnelles de leurs clients européens.

Les acteurs non Européens et les entreprises de traitement des données personnelles, où qu’elles soient basées dans le monde, qui ne respectent pas les nouvelles règles s’exposent à des amendes importantes, allant jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires mondial annuel.

Par exemple, les acteurs et sous-traitants résidant en dehors de l’UE qui doivent se conformer au RGPD doivent désigner un représentant vis-à-vis de l’U.E. comme point de contact pour le traitement des données personnelles.  L’équivalent du rôle de DPO (Data Protection Officer) requis pour les entreprises faisant partie de l’U.E.

Données au-delà des frontières

Pour les entreprises de l’Union Européenne, le RGPD impose également des restrictions sur le transfert de données personnelles vers des pays extérieurs à l’U.E. et des organisations internationales. Ces transferts de données ne peuvent avoir lieu que dans des pays hors U.E. dont la Commission européenne juge qu’ils ont un niveau adéquat de protection des données personnelles. Ces pays comprennent actuellement (liste non exhaustive) : l’Argentine, le Canada (organisations commerciales), la Nouvelle-Zélande, la Suisse et les États-Unis.

Êtes-vous une organisation en dehors de l’U.E. avec des clients au sein de l’Union Européenne ?

Alors il y a plusieurs choses à faire :

Comment connaître et améliorer l’efficacité de sa campagne marketing ?

Toute campagne marketing nécessite un gros travail de préparation et souvent un budget non négligeable (achat de bases, temps passé, coût des outils, etc.). On ne s’étonnera donc pas qu’un responsable marketing cherche à l’optimiser. Pour y parvenir, il y a deux étapes à respecter : d’abord, être capable de mesurer l’efficacité de sa campagne, puis réaliser les actions qui permettront de l’améliorer.Le marketing apprécie les métaphores guerrières : campagne, cibles, guerilla marketing,… Restons d’abord dans cet univers sémantique, source d’inspiration, et commençons par méditer sur cette phrase de Sun Tzu dans l’Art de la guerre : « Celui qui n’a pas d’objectifs ne risque pas de les atteindre ».

effectiveness of marketing campaigns

image de Sun Tzu cc Wikimedia Commons 2008 à Yurihama, préfecture de Tottori, Japon – 燕趙園, 鳥取県湯梨浜町 – auteur : 63highland

L’efficacité d’une campagne dépend avant tout de ses objectifs

L’efficacité d’une campagne marketing s’entend eu égard à ses objectifsEn fonction des objectifs, les critères d’évaluation de l’efficacité de la campagne seront différents :

Des instruments de mesure adaptés sont nécessaires

La maxime de Lord Kelvin : « if you can’t measure it, you can’t improve it » (« si vous ne pouvez pas le mesurer, vous ne pouvez pas l’améliorer ») s’applique tout à fait aux campagnes marketing. Pour pouvoir améliorer leur efficacité, il faut avant tout être capable de mesurer cette dernière. Les métriques dépendent évidemment du type de campagne : mailing papier, e-mailing, SMS, appels sortants, distribution de flyers.

Nous reviendrons sur la mesure de l’efficacité par type de campagnes dans un article ultérieur dédié au sujet.

Dans tous les cas, il importe de ne pas se tromper d’indicateurs. Là encore, tout dépend des objectifs que vous avez assignés à votre campagne. Par exemple, si votre objectif est d’enrichir votre connaissance client en incitant les destinataires d’un e-mail à renseigner un formulaire en ligne, il va de soi que le taux d’ouverture de l’e-mail n’est pas un indicateur pertinent : vous devez plutôt vous intéresser au nombre de destinataires qui ont cliqué sur le lien du formulaire, et parmi ceux-ci, au nombre qui ont effectivement rempli le formulaire.

Pour chaque canal (papier, e-mail, SMS…), des indicateurs classiques existent, et sont généralement calculés automatiquement par votre logiciel de gestion de campagne. Mais c’est à vous de choisir les bons, voire de les décliner en indicateurs personnalisés, mieux adaptés à vos objectifs, car chaque situation est unique.

Trois grands principes sont à garder à l’esprit

Quels que soient vos objectifs et le canal de communication utilisé, trois grands principes peuvent vous aider à augmenter l’efficacité de vos campagnes :

1. Respecter vos destinataires

Pour que votre campagne soit efficace, il faut qu’elle s’adresse aux bonnes personnes. C’est donc de l’histoire d’une rencontre qu’il s’agit. Votre entreprise et les destinataires de vos messages doivent se choisir mutuellement.

Dans tous les cas, gardez à l’esprit que votre base de données n’est pas figée : on estime que le tiers des données d’une base de contacts se périme chaque année. La constitution d’une base de contacts doit donc être un effort continu.

Permission marketing de Seth Godin en quelques mots

Permission marketing a constitué une véritable rupture, à sa sortie en 1999. A cette époque, la démarche qui dominait encore largement était celle du marketing par l’interruption (interruption marketing) : les marques cherchaient à s’imposer dans l’univers mental de leurs clients et prospects à grand renfort de publicité venant interférer avec les activités de ces derniers. Bref, un marketing hautement « intrusif » comme l’on dirait aujourd’hui.

Le postulat de Seth Godin est d’inverser le paradigme : demander d’abord l’autorisation d’entrer en contact avec un prospect, puis, par degrés successifs, approfondir la relation. On pourra, par exemple, commencer par proposer la réception d’une lettre d’information hebdomadaire ; puis suggérer le téléchargement de livres blancs ou de brochures ; puis pousser son avantage jusqu’à demander des informations de contact plus poussées…un peu comme l’on finit par décrocher le numéro de téléphone d’une personne sur laquelle on a jeté son dévolu. Petit à petit, la confiance s’instaure, jusqu’à pouvoir conclure. C’est-à-dire, dans le cas qui nous intéresse, vendre.

2. Rassurer vos destinataires

Pour que vos campagnes atteignent leurs buts, il faut que leurs destinataires se sentent en confiance. Ceci commence dès le début de la relation, par exemple lorsqu’un prospect s’abonne à votre lettre d’information. Le mécanisme de double opt-in, par lequel il est invité par mail à confirmer son inscription, présente l’avantage de peupler vos bases avec des abonnés réellement passionnés et de communiquer une image de sérieux à vos contacts.

Exemple : schéma double opt-in

Source : http://www.junowebdesign.com/email-marketing-double-opt-in

Vous devez également bien expliquer, sur la page d’inscription et dans l’e-mail de bienvenue, l’usage que vous allez faire des données personnelles transmises par vos contacts. La possibilité de se désabonner de vos messages doit être clairement mise en évidence.

Ce qui vaut pour le canal e-mail vaut pour les autres. Par exemple, pour les appels sortants, n’omettez pas de préciser si les conversations sont enregistrées et, mieux, laissez la possibilité à votre interlocuteur de s’y opposer.

Tout ceci contribue à établir un contrat de confiance entre votre entreprise et les destinataires de vos messages, de nature à rassurer ces derniers. Ce contrat doit être renouvelé périodiquement, par exemple en interrogeant votre base sur ses préférences en matière de fréquence d’envois ou de contenu : vos contacts sont-ils satisfaits de la fréquence de vos messages ? Souhaiteraient-ils en recevoir moins, ou selon un autre rythme ? Les thèmes abordés les intéressent-ils toujours ?


3. Donner avant de vouloir recevoir

En émettant des messages, vous sollicitez l’attention de vos destinataires. Vos concurrents font la même chose. Mais ne vous trompez pas de combat : les vieilles méthodes intrusives pour s’imposer à l’esprit des consommateurs à grands renforts d’artifices (messages envoyés en masse, mises en page agressives , rédaction attrape-clics – pour rester poli -) fonctionnent de moins en moins. Pour gagner l’attention de vos destinataires, commencez par leur accorder vous-même de l’attention. Intéressez-vous vraiment à eux : à quels messages réagissent-ils ? Quels contenus semblent les intéresser ? Une fois que vous avez identifié ces contenus, donnez-en leur davantage.  Creusez-vous sincèrement les méninges pour être non pas toujours plus présent, mais toujours plus pertinentVous fidéliserez ainsi votre base de contacts, première condition pour atteindre vos objectifs.

En résumé, l’efficacité des campagnes marketing repose sur un moteur à deux temps : connaître d’abord, agir ensuite. Les grands principes directeurs que nous avons évoqués dans ce billet (respect, réassurance et générosité) sont valables pour tous les types de campagnes. Nous verrons dans nos futurs articles comment décliner ces principes selon les canaux utilisés, et comment le marketing technologique (« Martech ») peut nous y aider.

Comment augmenter ses taux de conversion de 300% avec un A/B testing pertinent ?

L’A/B testing n’est pas un simple terme à la mode, voué à disparaître. Il s’agit au contraire d’un véritable sésame vers la compréhension du comportement de vos visiteurs et un moyen d’augmenter vos taux de conversion. S’il est assez facile de mener des tests sur des canaux digitaux, beaucoup de marketeurs négligent encore ce sujet ou n’en font pas une priorité. Dans la plupart des secteurs, le taux de conversion des sites web se situe entre 1 et 3% et seulement 22% des entreprises en sont satisfaites.

Le fait d’utiliser les bonnes méthodes de ciblage et de test peut pourtant augmenter les taux de conversion de plus de 300%. Utiliser des canaux directs et obtenir un trafic de qualité vers son site internet doit donc être une priorité. Voici ainsi quelques recommandations pour bien débuter.

Qu’est-ce que l’A/B testing ?

L’A/B testing est une méthode permettant de tester différentes versions (A/B ou A/B/C…) d’un contenu écrit ou graphique. Il permet de tester et sélectionner lequel suscite le plus fort engagement client en termes d’ouvertures de page, de clics et de conversions. C’est aussi une façon de détecter des signaux d’alerte et d’agir en conséquence.

Que faut-il tester ?

Le bon moment : le mardi matin…mais pas seulement !

L’A/B testing permet de tester le meilleur moment pour envoyer ses campagnes d’emailing (quel moment de l’année, de la semaine et de la journée ?). Il faut pour cela étudier les messages que vous avez précédemment envoyés et les analyser à l’aune du moment de leur ouverture et de leur moment de clic. Cela peut vous donner une première piste sur quels créneaux effectuer les tests.

Source et crédit : CoSchedule, What 10 Studies Say About The Best Time To Send Email

Il est acquis depuis longtemps que le mardi est censé être le meilleur jour pour envoyer des e-mails, comme on peut le voir aussi le voir sur le graphique ci-dessus, dans lequel Coschedule a combiné les résultats de 10 études sur ce sujet. Mais si tout le monde envoie ses e-mails en même temps, ce créneau restera-t-il le plus efficient ?Chaque public est différent, tout comme chaque offre ; par conséquent, il est important de tester régulièrement pour voir quels résultats fonctionnent le mieux pour votre public. L’étude montre que les e-mails sont généralement ouverts dans l’heure qui suit leur réception. Du coup, pourquoi ne pas les envoyer 30 minutes avant l’heure d’affluence ? Il en va de même pour les messages push sur mobile. Le mieux est alors de séparer votre groupe cible en plusieurs segments, d’envoyer à chacun le même message à des moments différents, et comparer ensuite les KPIs d’engagement. Pour le push sur mobile, le taux de clic est plus fort et plus constant durant les jours de la semaine avec. Cela est dû au fait que pendant leur journée de travail, les gens sont plus connectés à leur téléphone, alors qu’ils décrochent davantage le week-end. A noter : en semaine, les messages envoyés le mardi et le vendredi obtiennent également plus de clics.

L’objet de vos e-mails  

Il est recommandé de faire un test concernant le champ « objet » de votre e-mail pour chaque e-mail envoyé. Envoyer par exemple deux objets différents de façon arbitraire ne vous aidera pas à obtenir les résultats désirés. Voici le bon processus à observer :

Il existe de nombreux outils gratuits pour vérifier vos objets d’e-mail :  tirez profit de tous ces outils à votre disposition. Assurez-vous d’être bien rigoureux dans votre méthode de test et de planification. Vous pouvez aussi tester la personnalisation : n’hésitez pas à tirer parti de votre base de données en personnalisant les objets de vos e-mails (avec par exemple des bribes d’information qui concernent directement chacun de vos abonnés). Certains destinataires apprécient ce contact individualisé ; d’autres l’ont en horreur. Mais dans tous les cas, vous n’en saurez rien tant que vous n’aurez pas pris un minimum de risques calculés et comparé les réactions.

Testez des éléments graphiques : ajouter des visuels ou non ? Choisir du rouge ou du bleu ?

Pour les campagnes d’envergure (par exemple des opérations de promotion), il est recommandé de tester des éléments créatifs (comme des boutons cliquables, des images…) car ils peuvent avoir un effet significatif sur le taux de succès des campagnes. Il est important de bien réfléchir à la couleur des boutons. La couleur est connue pour influer sur l’humeur et joue par conséquent un rôle dans la prise de décision. Certaines couleurs se démarquent davantage et d’autres, trop estompées, risquent d’éloigner le lecteur du bouton qui était à portée de clic. Voici quelques conseils :

Pour les messages push sur mobile, regardez si vous devez utiliser des messages enrichis ou du texte brut. De même pour les e-mails : est-il préférable d’utiliser de nombreux éléments graphiques ou au contraire d’envoyer un simple e-mail, émanant directement du commercial ?

Libellez correctement vos boutons cliquables

Ce point est particulièrement important pour s’assurer que vos destinataires effectuent l’action que vous attendez d’eux. Pour les messages push sur mobile, c’est là que vous obtenez l’accord d’envoyer d’autres messages push ; choisir des termes pertinents augmentera donc les opt-ins. De même pour les e-mails : préférez-vous interpeller votre destinataire par un « lire la suite » ou par « téléchargez l’article gratuit » ? Si vous voulez que votre public agisse selon vos souhaits, alors vous devez lui donner une raison de cliquer. Vous devez également vous assurer que le libellé du bouton est clair, incitant votre audience à effectuer une action précise. Assurez-vous que c’est compréhensible, pour donner à votre public une raison de terminer l’action. Si vos destinataires ne cliquent pas dessus, il y a de fortes chances pour que vous ne remplissiez pas votre objectif : votre bouton de Call To Action n’était peut-être pas assez direct, alors optimisez-le en conséquence.

Contenu générique VS contenu corporate

En ce qui concerne plus spécifiquement les réseaux sociaux, un test abouti doit inclure une analyse de l’engagement (likes, commentaires …) au fil du temps afin de voir quel type de contenu est le plus fédérateur. Dans, il est expliqué que plus la marque envoie des contenus génériques et moins centrés sur l’entreprise elle-même, plus elle a de followers. La seule autre alternative est d’envoyer des messages différents à des groupes distincts parmi vos différents publics Facebook. De cette manière, chaque segment de votre cible verra des publicités différentes sur Facebook, et le comportement de clic sur les publicités pourra être mesuré. Dans les e-mails également, il est conseillé de tester des envois avec votre propre contenu en comparaison avec du contenu plus générique. Soyez cependant averti : tester trop de variables à la fois peut mener à la confusion. Vous pouvez bien entendu être créatif dans ce que vous testez, mais restez succinct, pour qu’à la fin du test vous puissiez lancer une campagne fondée sur des certitudes quant à ce qui fonctionne vraiment… et non sur des intuitions non vérifiées.

Pour conclure

Que faut-il retenir ? Que l’A/B testing peut être construit et exécuté facilement. Cette méthode est un moyen simple d’effectuer des tests, alors veillez à bien dégager du temps pour le faire régulièrement, car cela améliorera le succès de votre taux d’engagement digital. Bons tests !